L'homme qui parle ici avance dans la nuit parallèle des « séries » - de mots ? de nombres ? d'images sans fin dérobées ? - pour résoudre l'énigme dont le « double récit » du poème est à ses yeux investi. Il s'agit aussi d'une enquête (« son père » « Qui ? ») plus fragmentaire d'obéir à la loi du vers mais reconduite face au vide à la vision muette que le langage égrène. La question de l'identité est au centre : elle s'y confond. Tout comme Le jeu des séries scéniques avec lequel il forme une manière de diptyque 1 2 de la série non aperçue était paru chez Flammarion en 1976 dans la collection « Textes ». Il importait de redonner à lire aujourd'hui ces deux livres fondateurs emblématiques de la « modernité négative » qui se dessinait à l'époque retournant les propositions poétiques et narratives admises - vers un espace ignoré.